No Survivors (extrait)

 

Et bien, on n’y croyais plus… Oui, mais voilà : tel le Phénix, ou plutôt, le Christ (mais si voyons, le vieux Hippie belliqueux adepte des drogues psychédéliques bien avant que Hofmann ne découvre le LSD) ce blog est capable de résurrecter… Ressuciter, dîtes-vous ? Soit… Mais, contrairement au prétendu « Messie » halluciné de plusieurs millions d’adeptes au moins aussi hallucinés que lui, il ne fait pas de miracles (cela dit le Christ non plus en vrai, les fables c’est marrant cinq minutes, mais de là à y croire, hein…). Donc trois jours ne lui suffisent pas pour revenir d’entre les morts, c’est plutôt trois mois qu’il lui faut. Oui, ce blog est une sale feignasse, mais enfin, il est de retour. Et sans prétention aucune, malgré la comparaison éhontée du début…

 

Mais foin de balivernes ! Voilà que vous avez droit à un bref extrait d’une nouvelle à paraître prochainement : « No Survivors ? (Afer The Last War) ». Qui, comme sont titre le suggère, se veut post-apocalyptique. Apocalypse qui, d’après d’autres prétendus « messies » hallucinés est prévue pour bientôt… Foutaises, tiens ! Y a longtemps qu’elle a lieu et que le monde ne tourne plus rond, regardez autour de vous ! La sortie papier de ce texte est prévue, elle, pour fin 2011, voire début 2012. Vous serez prévenu à temps… Bonne lecture.

 

 

 » Nicolas Franchesky tournait en rond, arpentant l’immense pièce de long en large. Il ne cessait de regarder et d’étudier les données tirées des nombreux appareils de mesure qui se trouvaient dans un coin de la salle. Ces informations avaient déjà été analysées par l’ordinateur central du local. Seulement, Franchesky souhaitait les vérifier à nouveau. Tant les chiffres apparaissant sur les bandes de papier lui semblaient surprenants.

Nicolas Franchesky avait près de cinquante cinq ans. Scientifique émérite dans le passé, il avait même entamé une carrière en politique. Qui fut très brève. Les événements d’alors…

Alors qu’il relançait les machines, sa femme, de dix ans plus jeune que lui, s’approcha.
- Écoute mon chéri, tu sais très bien que ça ne sert à rien ! Une bombe est tombée tout près d’ici, tu te souviens ? C’est ici que nous finirons nos jours… Dans cet abri !
Elle prononça ces derniers mots avec dégoût.
- Oui, je le sais Marianne. Nous finirons très probablement nos jours ici. Mais ça nous le savions à l’époque, toi comme moi.
- Alors pourquoi t’entêtes-tu ?
- Ce que nous ne savions pas, en nous réfugiant ici, c’est que tu attendais un enfant. Kevin est né dans cet abri. Il va bientôt avoir quinze ans et tout ce qu’il aura vu du monde c’est cet abri. Ça ne te désole pas Marianne ?
- Mais enfin, Nicolas… Penses-tu vraiment que là-haut… Crois-tu qu’il y a encore des choses à voir à la surface ? Des ruines, sûrement… Nous ne le savons que trop bien comment elle a fini cette guerre il y a quinze ans ! Comment imagines-tu que ça soit en haut après un tel carnage ? Crois-tu qu’il y a des survivants, d’autres survivants que nous ?
- Peut-être, commença Nicolas. Peut-être d’autres familles ont-elles réchappé au chaos, tout comme nous…
- Mais crois-tu que le soleil brille encore sur Terre, Nicolas ?
- Cela m’étonnerait… Ça doit être la nuit perpétuelle, l’hiver sans fin ! Un hivers froid, glacial et sans jamais un seul rayon de…


Il fut interrompu par les crépitements d’un appareil de mesure enregistrant des données sur une bande de papier. Il se retourna vers la machine. Dès qu’elle s’interrompit, il déchira la bande et l’examina attentivement. Il parut d’abord perplexe. Puis un sourire illumina sa figure fripée comme un fruit trop mûr.  « 

 

P’tit Fred

Publié dans : Science-fiction (à paraître) | le 28 novembre, 2011 |Pas de Commentaires »

Dog’s Life

 

Et voici un nouveau texte écrit à la patte (et c’est pas évident de pianoter un clavier à la patte). Dans cet article  un chien nous raconte brièvement sa vie. Nous l’aboie plutôt. Un chien fan de Bumkum, vous l’aurez deviné sinon tant pis pour vous.

Pas n’importe quel chien, puisqu’il s’agit d’un chien à punx ! Mais laissons-lui plutôt le crachoir, sinon il va mordre Là il commence déjà à grogner, la bave aux lèvres…

 

 

« Non, l’expression n’est pas forcément galvaudée : ce n’est pas toujours évident la vie d’un chien. Et vous pouvez me croire, je suis bien placé pour en aboyer. Oh bien sûr, cela pourrait être pire. On n’a pas trop à se plaindre par rapport à d’autres de nos congénères canins. Si on passe le plus clair de nos vies dehors et dans les rues sombres et grises de cités humaines mornes et froides, on n’est jamais seul. On vit en meute comme le font nos compagnons d’aventure et de misère à deux-pattes. Et pour ma part, je dois avouer que mon cou a rarement senti le collier d’une laisse l’étreindre. Si vous saviez ce que ça me fait mal au cœur de voir certains de mes congénères se traîner lamentablement et tristement au bout d’une de ces lanières de cuir. Cela me donne envie d’en grogner de rage ! J’ai si souvent envie de leur aboyer de ronger leur laisse, de mordre la main de leur maître et de courir retrouver leur liberté. Nous, on a au moins la chance de se sentir libre. Devançant nos compagnons dans les ruelles. Nos « maître ». Tiens, c’est marrant d’ailleurs ce terme. Une des formules favorites de nos amis bipèdes c’est justement : « ni Dieu ni maître ». Ils l’emploient sur tous les tons et à toutes les sauces. Et la braillent souvent au beau milieu de la nuit, quand ils ont sifflé un étrange breuvage rouge dans des bouteilles en plastique ou un autre, jaune et qui mousse. J’ai goûté une fois, je pensais que c’était de l’eau, je me suis senti tout bizarre après. Je ne sais pas comment ils arrivent à boire ça tous les jours et parfois dès le réveil… Bref, « ni Dieu ni maître ». Ça doit être ce qu’ils appellent un « credo ». Un truc auquel il croit dur comme (la Dame de) fer. Et c’est sûrement pour cette raison qu’ils ne nous traînent jamais au bout d’une laisse !

Bon, on est libre et en meute. Mais n’allez pas croire que c’est toujours la patte de vivre dehors. Surtout les nuits en hiver. On a froid. Et nos compagnons aussi. Alors eux ils allument de grands feux dans de gros bidons, des « braseros » ils aboient ça je crois. Ils se mettent tous en cercle autour et ils boivent. Il me semble que ça aussi ça les réchauffe. Nous, les quadrupèdes, on court pour ne plus sentir le froid nous mordre les chairs. Et lorsqu’on est épuisé, on se couche sur le pavé, tous collés les uns aux autres. Pendant ce temps, nos compagnons poursuivent leur étrange rituel, parfois jusqu’au lever du jour. Il nous arrive également, tout comme les bipèdes qui nous entourent,d’être affamé. Et ça c’est peut-être le plus dur à supporter dans une vie de chien. Il est très fréquent que mon compagnon m’emmène seul avec lui à travers la ville. Il semble alors tenter de repérer un endroit où nombre de ses congénères à deux-pattes vont se balader. Alors il s’assoie sur le trottoir et pose sa casquette par terre devant lui. Certains bipèdes lui jettent alors des morceaux de métal circulaires, mais nombreux sont ceux qui passent sans même le voir. D’autres le regardent avec mépris. Beaucoup de chiens me regardent exactement de la même façon. Est-ce parce que je n’ai pas de laisse et que je vis dans la crasse et la rue ? Combien de fois ai-je dû aboyer, grogner ou montrer les crocs pour leur imposer le respect ? Ou défendre mon ami ? Ceux que je hais le plus, ce sont ces petits connards de caniches ou de yorkshires. Ces cabots sont insupportables à se la péter comme ils le font. Et ils ont de la voix, je vous jure. Ils pensent peut-être m’impressionner à aboyer aussi fort ! Franchement, je les vois mal mener la même vie que moi. Ils seraient vite perdus ces petits toutous à leurs mémères au milieu d’une meute comme la nôtre. Ils se feraient vite bouffer, ouaf ! Depuis longtemps déjà, je rêve de m’en faire un. Si mon compagnon ne me retenait pas à chaque fois, grrrrrrrrrr ! Pourtant, lui aussi je sens bien qu’il n’apprécie guère les maîtres de ces fichus clébards ! Les plus méprisants et les moins généreux des bipèdes qui soient. Tel maître, tel chien ! Des ordures. Et pourtant, des chiens j’en connais un paquet. Et des deux-pattes, j’en fréquente pas mal aussi. Bref, un jour j’en boufferais un c’est clair ! Marre de me faire narguer par ces cabots en « pull » – le comble du ridicule ! Surtout quand j’ai les crocs.
Le petit manège de mon compagnon dure généralement tout l’après-midi. Cela fini – enfin ! – il rentre dans une boutique. Et ça, c’est le moment que je déteste le plus : non seulement il me laisse seul devant mais en plus il me passe un collier. C’est les seules fois où il le fait et j’ai vraiment horreur de ça ! Je préfère que les bipèdes « tapent la manche » (comme ils l’aboient) à plusieurs. Au moins on est plusieurs chiens à faire la patte de grue ensemble. C’est quand même plus drôle, merde ! Cela dit, il ressort rapidement, du manger et du boire dans son sac à dos. Et on repart rejoindre nos compagnons à deux et quatre pattes. Et il partage toujours son repas avec moi. Je l’ai même déjà vu se priver de manger pour tout me laisser. C’est vrai que là-dessus j’ai de la chance. Certains de mes amis canins en ont moins que moi. Leurs « ni maîtres » leur aboient dessus pour un ouaf et les frappent parfois. Je les hais eux aussi. Qu’ils essaient seulement de lever la patte sur moi et on verra ! Mon « ni maître » ne me ferait jamais ça en tout cas, il me connaît.


Tiens, mon « ni maître » d’ailleurs. Il a une grande crête-de-coq verte sur le crâne et porte de la peau de vache noire sur lui (je trouve ça assez horrible au passage), des bottes, en peau de vache, elles aussi… Lui qui aime les animaux et qui n’est pas une peau de vache, je dois avouer que je ne comprends pas bien. Lui et ses congénères se font souvent emmerder par des types tout en bleu (casquette, chemise et pantalon) quand ils « tapent la manche » ou aboient trop fort la nuit. On se fait même fréquemment virer. A croire que ma meute de bipèdes empiète sur le terrain de chasse des autres. Et ces deux meutes-là, je peux vous assurer qu’elles ne s’apprécient pas beaucoup. Il faut dire que les bleus sont souvent très cons ! Et bizarrement, les deux-pattes à crêtes et clous, évitent systématiquement l’affrontement. Pourtant, merde, on était là avant eux ! Alors on s’en va ailleurs. Et ça m’énerve !


Ah, il y a une saison que j’aime beaucoup : l’été. Non seulement il fait chaud et bon mais en plus, avec les bipèdes on part à l’ »aventure. On s’installe tous dans des camions et on taille la route. Mon deux-pattes fait ça toutes les années. Et pendant que nos amis assistent à d’étranges cérémonies, fort bruyantes et mouvementées et au cours desquelles ils semblent être en transe à bondir et tournoyer en tous sens, nous on rencontre d’autres de nos congénères menant la même vie que nous. Parfois ils arrivent qu’avec certains, on se mette sur la gueule. Souvent on s’amuse ensemble, loin du béton et de la meute bleue. Et des yorkshires ! On croise même des femelles qui ne demandent rien de mieux que de s’offrir à nous. Et c’est vraiment la patte ! Par contre, je ne comprends vraiment pas le rituel des bipèdes, bien que je le connaisse depuis tout jeune. Les chiens auxquels j’en aboie sont aussi perplexes que moi à ce sujet. Il m’est déjà arrivé de me perdre au milieu d’une de ces cérémonies. Et je ne comprends vraiment pas l’intérêt d’écouter du son qui fait mal aux oreilles, de se bousculer, se donner des coups voire se faire piétiner. Les deux-pattes adorent ça, par contre. Moi, franchement… En plus ça dure des heures, plusieurs nuits d’affilées. Mais nous on est libre. On court sous le soleil ou sous la lune, au milieu de la verdure, des camions, des voitures et des cabanes de toile. Et on mange rudement bien, pour une fois. Nos « ni maître » aussi. Et ils boivent beaucoup et finissent dans des états pas possibles. C’est nous qui devons, bien souvent, les raccompagner se coucher. Mais de telles aventures font apprécier la vie de chien. Même si c’est vrai que ce n’est pas toujours facile… »

 

P’tit Ouaf

Publié dans : Articles | le 25 septembre, 2011 |Pas de Commentaires »
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