Archive pour septembre, 2011

Working Class… Zeros !

 

        Tu me fais doucement rigoler
    Toi qui fantasme l’ouvrier
    Quelle fierté à s’faire exploiter
    A perdre sa vie à la gagner
    Du matin au soir à l’usine
    Pour crever dans la débine

        Working class… Zeros !
        Bien passif et résigné !
        Working class… Zeros !
        Dis-moi où est ta fierté ?!
        Oï !

    Quand t’auras pris tes vingt ans
    A trimer pour un patron
    Tu trouveras ça moins marrant
    A moins d’aimer la prison
    Crèveras-tu d’espoirs déçus
    Où te seras-tu battu ?

        Working class… Zeros !
        Bien passif et résigné !
        Working class… Zeros !
        Dis-moi où est ta fierté ?!
        Oï !

    Société d’ consommation
    A fait de toi un mouton
    N’ pensant plus qu’à ta sale poire
    Sur l’ chemin de l’abattoir
    Alors working class zeros
    N’espère plus que la cirrhose !

        Working class… Zeros !
        Bien passif et résigné !
        Working class… Zeros !
        Dis-moi où est ta fierté ?!
        Oï !

Publié dans:Chants |on 12 septembre, 2011 |Pas de commentaires »

Le dernier ?

Et voici un très bref texte, écrit en mode « automatique ». Non seulement il ne fera pas mentir le nom du blog, mais (et surtout), il s’agit d’un petit avant-goût de ma prochaine nouvelle qui sera publiée en DIY (No Survivors ?). Il se pourrait même qu’il s’agisse là des pensées et ressentis d’un des personnages de la-dite nouvelle. C’est ici très court, mais sera beaucoup plus développé dans No Survivors ?

 

Et vous-même, comment pourriez vous deviner ou savoir, si vous étiez ou non le dernier être humain survivant après la fin du monde ? (A lire en écoutant Neurosis, Fall Of Efrafa ou Cult Of Luna !)

 

 

« Nuits blanches. Journées sombres. A attendre. Sans espérer. Prostré et mutique. Personne à qui parler. Plus personne. Serait-il le dernier ?
 
Tout est sombre. Le soleil est pâle. Et le ciel de plomb. Ruines, cendres et poussières. Partout. Le dernier arbre est tombé.  Des brasiers brûlent aux sommets des montagnes. Rien ne survit. Il attend. Sans espérer. Mutique et prostré. Serait-il le dernier ? Comment le savoir ?
 
La mort. Partout. Mais il se souvient. D’avant. La vie grouillante. La nature. Les animaux. D’autres humains. La beauté. L’espoir. Et même l’amour. Aujourd’hui ? Rien d’autre que des ruines. Des cendres et de la poussière. Le silence assourdissant. Le froid et la faim. La solitude. Extrême. Serait-il le dernier ? D’une espèce désormais éteinte ?
 
Avant. Personne n’y aurait cru. Mais c’est arrivé. Juste une fraction de seconde. Un grondement sourd. Un éclair éblouissant. Blanc. Comme la mort. Puis, la souffrance. La panique. La mort. Des millions de morts. L’agonie d’un monde. Atroce. Inimaginable. Et voilà. Aujourd’hui, plus un bruit. Plus un son. Juste le silence de la mort. Plus de chaleur. Juste le froid de la mort. La solitude et le vide. Le néant. Le soleil même se meurt. La nuit et l’hiver perpétuel.  Des cendres et de la poussière. Et lui, prostré et mutique. A attendre sans espérer. Serait-il le dernier ? Comment le  savoir ?
 
La solitude. Extrême. La faim et le froid. Et la folie qui s’empare de lui. Et si tout cela n’était jamais arrivé ? Si ce n’était qu’un cauchemar ? Le pire des cauchemars ? Pourtant, il se rappelle. La grande lumière blanche. La panique. L’effroi et l’horreur. Des corps mutilés. Carbonisés. Qui ne semblaient plus humains. Des hurlements de terreur et de douleur. De tous ces agonisants qu’ont dû alors achever. Des suicides en série. En plein cœur d’un monde à l’agonie. Le chaos. L’atrocité. Des humains retournés à la sauvagerie. Et qui finirent par s’entretuer et se dévorer. Pour ne pas mourir. Mais ils sont tous morts depuis. Et lui ? Lui, il voudrait oublier. Et mourir, enfin. Mais est-il seulement le dernier ? Il ne peut pas savoir. Et il devient fou.
 
Alors, il reste prostré et mutique. A attendre sans espérer. Sûr que tout cela n’a jamais eu lieu. Il se revoit dans le monde d’avant. Ce monde plein de beauté et de vie. Tout cela ne s’est pas produit. C’est impossible. Tellement de vie et de bonheur autour de lui. Mais il reste prostré et mutique au milieu des cendres et des ruines. Serait-il le dernier ? Comment le savoir ? »

 

 

 

P’tit Fred

Publié dans:Articles |on 7 septembre, 2011 |Pas de commentaires »
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