Archive pour la catégorie 'Science fiction (extraits nouvelles publiées)'

Extrait de Brutal Holocaust n°3

 

Comme vous êtes gentils (et comme vous me semblez beaux… heu, par contre vous chantez aussi faux que moi, non ?), je vous colle un troisième et dernier extrait de Brutal Holocaust.  Oui, ça sera le dernier, si vous en voulez d’autre il faut la récupérer maintenant, je vais pas vous mâcher tout le boulot non plus.

Elle est toujours disponible en prix libre sur Limoges au Duc Etienne et à Undersounds. Et bientôt, si tout va bien, de nouveau au Teddy Beer et sans doute Aux Folies et à la Tabatière (on verra… grouiik !). Bref que de hauts lieux touristiques que je ne saurais que vous recommander.

Pour celles/ceux qui seraient intéressé(e)s mais trop loin de Limoges, n’hésitez pas à prendre contact avec moi et je me ferez un plaisir de vous en envoyer un (ou plusieurs) exemplaire(s). 

 

 

 

« Le rose, c’est la couleur des romans à l’eau de… Pleins d’histoires de bluettes insupportables. On se demandait qui pouvait encore lire ces merdes d’ailleurs ! En plus, le papier de ces bouquins, ça écorche les fesses quand on se torche avec. J’en sais quelque chose, je m’en étais servi chez une ex alors qu’il ne restait plus de papier hygiénique. La chiasse d’un lendemain de cuite. Je vous rassure, la belle m’a lourdé presque aussitôt. Déjà qu’elle ne supportait plus, ni mes nombreuses virées dans les bars et les concerts, ni mon hardcore dès le réveil. Bah, ça aurait été la goutte d’eau, celle qui fait déborder la pinte de picon bière. Ma vie affective avait toujours été un échec cuisant. J’avais pourtant fait des efforts avec elle. Je m’étais même remis à bosser plus régulièrement, c’est dire ! Enfin, passons. Et puis le rose, pour  en revenir à nos flamants (parce que les moutons n’ont jamais été roses. Quoique ici…), c’est aussi la couleur d’un parti de droite dont les militants croient encore qu’il est de gauche. Alors merde, cette couleur elle fait chier ! A part ça, bah, on n’y comprenait rien. »

 

P’tit Fred

 

 

 Et voici l’illustration de couverture (réalisée par Neubz) :

 

illustrationcouv.jpg

 

Extrait de Brutal Holocaust n°2.

 

 Et voici un deuxième extrait de Brutal Holocaust :

« Nos emmerdes ont commencé dès notre réveil (aux alentours de quinze heures du mat’). Je tenais pour ma part une gueule de bois si virulente, qu’avant de recouvrer ce qu’il me restait d’esprit, j’étais persuadé que la Wehrmacht et la Luftwaffe remettaient ça comme en 40! Autant dire que j’étais dans une grande forme et de super bonne humeur. Jetant un coup d’œil sur les tas de viande soûles et avariées affalées alentours, et pour les meilleurs morceaux, dans des duvets, je compris que tout le monde autour de moi partageait mon état d’esprit. Ça allait être drôlement coton de trouver celle ou celui qui serait en état de ramener le camion et son chargement de matos et d’asociaux à bon port! Une sacrée gageure ouais. Allez trouver un capitaine de soirée responsable et constant dans sa résolution de ne pas descendre trop de canettes, parmi une bande de sales painques, chômeurs ou RSAstes pour la plupart. Déjà, ce n’est pas gagné. Alors si vous envoyez cette même horde au beau milieu d’un festival au cours duquel tout le monde, jusqu’aux organisateurs, s’entraîne dès seize heures – sur trois jours s’il vous plaît – dans l’hypothétique espoir que le lever de coude soit enfin reconnu comme une discipline olympique à part entière… Vous comprendrez l’étendue du désastre.

 

-         Putain! Sale crust ! Tu schlingues à mort, merde!

Ça, c’est Trotski, le seul redskin de la bande qui, par ces paroles chaleureuses et si douces à entendre au réveil, déclarait ouvertes les hostilités. Putain, ça promettait. Le « sale crust » incriminé, c’était Clém’. Clém’, mon cher gratteux qui jouait du bourrin et du sursaturé comme un chef. Clém’ que j’avais rencontré il y avait bien longtemps sur un concert des Blockheads. Clém’, aussi accroc que moi au crust moderne (de salon, dirait Trotski) à la Tragedy, From Ashes Rise, Victims, Fall Of Efrafa et j’en passe. Le mec avec qui on avait fini en dégrisement, par un beau et fort ensoleillé dimanche matin d’août. Tout ça, simplement parce que mes voisins chéris du dessus ne supportaient plus qu’on braille tel des veaux sur du Discharge à fond de cale, à l’heure de la messe. Ou de Téléfoot. Voire du premier glaçon dans le premier pastis. C’est-à-dire en fin de soirée, pour nous. Clém’, avec qui, fatigués de prendre des muflées sans raison et sans projet pour les égayer, on avait finalement décidé de monter un groupe. D’abord pour s’éclater entre nous à faire du bruit en vidant des packs d’un breuvage sacré et houblonné, puis pour faire comme nos idoles – les créateurs du D-Beat cités plus haut – jouer une musique pas trop compliquée à reprendre à trois grammes. Et surtout le faire dans un rade ou un squat (le must !) devant deux tondus et trois chevelus. Rarement défrayés. Au moins maintenant, on pouvait se prendre des cuites à l’œil. Et, dans les lieux les plus chouettes, on nous offrait même la bouffe. Le bonheur, quoi! »

P’tit Fred

Et ceci est l’affiche annonçant la sortie de la chose au Teddy Beer à Limoges :

affichesortielivret.jpg

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