Archive pour la catégorie 'Science fiction (extraits nouvelles publiées)'

Extrait de Brutal Holocaust.

 

Voici un bref extrait de ma première nouvelle « officielle », déjà publiée sous format papier et en total DIY. Elle narre les mésaventures d’un crust-punk band se retrouvant accidentellement coincé dans un monde parallèle, peuplé par des « descendants » d’Amérindiens.Elle est encore disponible dans quelques lieux à Limoges (Undersounds, Duc Etienne). Une nouvelle édition est prévue. N’hésitez pas à me contacter si vous êtes intéressés.

« On roulait donc tranquillement sur la route nous ramenant chez nous ainsi qu’à la dure réalité. Les boulots pour certains (enfin, à part Trotski, nous autres on bossait plutôt par intermittences. Et encore, quand nos assistantes (a)sociales ou nos (mauvaises) conseillères Pôle Emploi nous y contraignaient en nous menaçant de nous couper les vivres) .C’était donc la démerde et les combines pour la plupart. Les factures, les proprios, les galères. Et le troupeau de moutons bêlants, déjà morts sans le savoir, qu’il fallait se coltiner quand on n’avait pas d’autre choix que de sortir de son antre. Bref, on roulait vers toutes les réjouissances qui nous  avaient poussés, dès l’adolescence, par rage et désespoir, à sombrer dans la rébellion punk, hardcore et libertaire. Bah ouais, ça ne nous est pas tombé dessus comme ça, ni pour rien. Faut pas croi

-         Merde, les tuniques bleues, s’inquiéta Juju en apercevant une estafette sur le bord de la route.

-         Bah, que je fis à moitié goguenard. A mon avis avec tout ce qu’ils ont dû voir comme camtars mal famés depuis qu’ils se tapent le pied de grue, je pense pas qu’ils vont nous faire chier.

-         En plus, renchérit Clém’, y sont que trois. Pour une rafle de plus de 200 punks en vadrouille, ça fait un peu léger. Avec ça, je crois pas que dans l’ coin y ait un stade style Vél’ d’Hiv’.

La tirade fort inspirée du lascar déclencha illico un fou rire général dans la bétaillère, parce qu’elle était pleine de gens parfois très bêtes, pile au moment où on croisait les gendarmes. A notre passage, les moustachus nous toisèrent bien méchamment. Et bien sûr, ça ne fit qu’entretenir notre hilarité. Faut dire que pour ce qui était de la peur de l’uniforme, on avait tous largement donnés avec toutes les manifs qui tournaient au vinaigre. Alors les gendarmes nous feraient plutôt bien marrer… ce qui n’était pas toujours le cas, avouons-le, quand on se retrouvait à dix face à une escouade de CRS surarmés et la bave aux lèvres ! Eux, si émouvants dans leurs carapaces et derrières leurs boucliers, savaient nous faire avoir la larme à l’œil… surtout à grand renfort de lacrimos, les vaches.

-         Bah tu vois, pas la peine de se biler, lançai-je à Juju.

-         Avec une bande de crétins tels que vous, s’exclama-t-elle, je me demande comment on s’est pas fait contrôler.

-         Ben vois-tu, c’est que le gendarme, malgré sa moustache et son air abruti, n’est finalement pas un mauvais bougre, repris-je. C’est un homme de bien et plein d’idéal, vois-tu. Il protège les braves gens des types bizarres et dangereux…

-         Bizarres et dangereux… comme nous ? Demanda Math, qui, comme les autres, ne comprenait vraiment pas où j’essayai d’en arriver.

-         Ouais. Si tu veux. Donc, il protège les braves gens tout en rêvant de sauver la veuve et l’orphelin. Presque un saint homme le gendarme…

-         Putain, faut vraiment que t’arrête de boire dès le réveil, Tom ! Me coupa Trotski.

-         Attends, j’ai pas fini. Un saint homme je disais. C’est vrai quoi. Et ce n’est pas pour rien que Georges Brassens, les René Binamé ou même les Cadavres, les Rats et bien d’autres, leur ont dédié des chansons, aux gendarmes et aux flics !   

Le temps que tout le monde comprenne mon raisonnement, certes particulièrement tordu et même digne des plus grands sophistes, et ce fut une fois de plus le bidonnage dans le camion.

         Et vu que Juju aussi se marrait comme une baleine, déconcentrée qu’elle en fut, la pauvre, elle n’eut pas le temps de voir arriver l’autre allumé du volant. Ce connard, se croyant sûrement dans une Ferrari et sur un circuit de Formule 1, alors qu’il ne pilotait qu’une vieille Polo sur une route de campagne, nous fonçait droit dessus. Enfin, droit… En zigzague plutôt ! »

 

P’tit Fred

 

Et voici la couvrante de l’objet :

 

couvbh.jpg

12

Philires... |
romans et nouvelles |
Blog officiel de l'éco... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | La Bouquinerie de Pont de B...
| cheikh451964
| Capitaine!