The Day After

 

Et voici enfin un nouveau texte sur ce blog. Pas grand chose à ajouter à ce qui est déjà dit dedans. Et que celle ou celui qui ne s’est jamais sentit dans un tel état me jette la première bière (promis, je la boirais !).

 

 

 

 

« Le jour d’après, tu ne te réveilles généralement ni très tôt ni très frais. Mais toujours de fort mauvaise humeur. Un rapide coup d’œil sur le radio-réveil t’informe que la journée est déjà bien entamée. C’est mort pour faire tout ce que tu aurais dû faire. Et c’est comme ça presque tous les jours. C’est mort aussi pour aller profiter du soleil. De toute façon, le soleil tu chies dessus et il te le rend bien ! Un autre bref coup d’œil près de toi et tu constates, qu’une fois encore, tu es rentré seul. Rien de nouveau dans le brouillard ni sous le blizzard de ta couette ! Tu crois pourtant te souvenir, vaguement certes, que la veille tu avais taillé la bavette avec une charmante jeune femme. Mais cette dernière avait dû prendre la fuite face à tes propos totalement incohérents et tes monologues d’alcoolique dépressif. De toute manière, qui pourrait supporter un adolescent attardé de trente ans névrosé à mort plus de trois jours ? Déjà que pour toi c’est pas évident tous les jours…

 


Qui plus est, dès ton réveil, tu as à supporter une colonne entière de panzers appuyée par une escadrille de stukas dans le crâne. Alors qu’Enola Gay a lâché sa bombe dans ton foie. Et la déprime post éthylique qui va avec. La journée s’annonce donc sous les meilleurs auspices et tu te demandes si tu ne ferais pas mieux de la passer dans ton lit. A mater des Simpsons ou des South Park histoire de te remonter le moral. Jusqu’à ce qu’un vilain rôt te tire violemment et sournoisement de ta couette et te fasse courir jusqu’aux toilettes. Au passage, titubant que tu es, tu trébuches plusieurs fois manquant de peu de t’étaler de tout ton long. Mais tu parviens tout de même à destination, juste à temps pour t’agenouiller face à la cuvette des chiottes pour y vomir de la bile et du mal-être. Et c’est pas beau à voir. Un peu comme la gueule de déterré que tu viens juste de croiser dans le miroir de la salle de bain. Regard de cocker triste souligné par des poches de trois kilos sous chaque œil. Et au moment où tu te relèves, un nouveau raz-de-marée te remontant des tripes ou du foie te fait te réagenouillé. On pourrait penser que tu pries, alors tu en profites pour vomir sur la religion, ça sera toujours ça de pris !

 


Quand les conditions climatiques se font enfin plus clémentes, tu retournes illico te coucher. Que pourrais-tu faire de mieux ? Tu n’as pas la moindre envie de voir qui que ce soit et encore moins de te faire agresser par le soleil qui brille dehors. Un coup à ce que tu te changes en poussière comme un vampire. On ne passe son temps à vivre la nuit impunément. A force, on devient presque un vampire… suceur de bières, de whiskys tourbés et de rhums vieux ! Et sous ta couette, tu gamberges. Plusieurs années que cela dure. Plusieurs années à t’autodétruire en voulant noyer tes démons. Plusieurs années de perdues, au lieu de tâcher de faire des choses constructives. Même si cela t’arrive parfois de réaliser du constructif, tu replonges assez rapidement au fond d’un verre ! Pour faire la fête, mais pas à chaque fois. Souvent tu n’y trouves que ta solitude ou ta tristesse. Et tes démons nageant et te narguant alors que toi, tu es en train de te noyer ! Pour te rassurer, tu peux te dire que la blonde, elle au moins, te reste fidèle. Mais ça n’a finalement rien de rassurant. C’est même plutôt inquiétant. Triste et à pleurer.

 


Pour chasser tes idées noires, tu te rêves en Bukowski. Cet écrivain génial et alcoolique au dernier degré. Mais tu n’as pas son talent pour la prose ou la poésie. Tu n’as même pas encore sa descente, bien que tu t’entraines régulièrement ! Tout au plus, ressens-tu le même dégout que lui de la société et de la plupart de tes contemporains. Ses moutons zombis se complaisant dans une survie ne valant pas même la peine d’être vécue. Finalement, toi tu t’autodétruis dans l’alcool, eux le font dans le travail et la surconsommation. Et des relations humaines frelatées. Qu’est-ce qui est le pire ? Qu’est-ce qui est le plus déplorable ? Le plus gerbant ?

 


Alors, tu finis par écrire un texte dans lequel tu étales tes états d’âme d’un lendemain de cuite. Et ça sera toujours ça de constructif de fait en attendant ta prochaine noyade au fond d’un verre… »

 

P’tit Fred

Publié dans : Articles | le 23 septembre, 2011 |Pas de Commentaires »

Extrait de Brutal Holocaust n°3

 

Comme vous êtes gentils (et comme vous me semblez beaux… heu, par contre vous chantez aussi faux que moi, non ?), je vous colle un troisième et dernier extrait de Brutal Holocaust.  Oui, ça sera le dernier, si vous en voulez d’autre il faut la récupérer maintenant, je vais pas vous mâcher tout le boulot non plus.

Elle est toujours disponible en prix libre sur Limoges au Duc Etienne et à Undersounds. Et bientôt, si tout va bien, de nouveau au Teddy Beer et sans doute Aux Folies et à la Tabatière (on verra… grouiik !). Bref que de hauts lieux touristiques que je ne saurais que vous recommander.

Pour celles/ceux qui seraient intéressé(e)s mais trop loin de Limoges, n’hésitez pas à prendre contact avec moi et je me ferez un plaisir de vous en envoyer un (ou plusieurs) exemplaire(s). 

 

 

 

« Le rose, c’est la couleur des romans à l’eau de… Pleins d’histoires de bluettes insupportables. On se demandait qui pouvait encore lire ces merdes d’ailleurs ! En plus, le papier de ces bouquins, ça écorche les fesses quand on se torche avec. J’en sais quelque chose, je m’en étais servi chez une ex alors qu’il ne restait plus de papier hygiénique. La chiasse d’un lendemain de cuite. Je vous rassure, la belle m’a lourdé presque aussitôt. Déjà qu’elle ne supportait plus, ni mes nombreuses virées dans les bars et les concerts, ni mon hardcore dès le réveil. Bah, ça aurait été la goutte d’eau, celle qui fait déborder la pinte de picon bière. Ma vie affective avait toujours été un échec cuisant. J’avais pourtant fait des efforts avec elle. Je m’étais même remis à bosser plus régulièrement, c’est dire ! Enfin, passons. Et puis le rose, pour  en revenir à nos flamants (parce que les moutons n’ont jamais été roses. Quoique ici…), c’est aussi la couleur d’un parti de droite dont les militants croient encore qu’il est de gauche. Alors merde, cette couleur elle fait chier ! A part ça, bah, on n’y comprenait rien. »

 

P’tit Fred

 

 

 Et voici l’illustration de couverture (réalisée par Neubz) :

 

illustrationcouv.jpg

 

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