Le dernier ?

Et voici un très bref texte, écrit en mode « automatique ». Non seulement il ne fera pas mentir le nom du blog, mais (et surtout), il s’agit d’un petit avant-goût de ma prochaine nouvelle qui sera publiée en DIY (No Survivors ?). Il se pourrait même qu’il s’agisse là des pensées et ressentis d’un des personnages de la-dite nouvelle. C’est ici très court, mais sera beaucoup plus développé dans No Survivors ?

 

Et vous-même, comment pourriez vous deviner ou savoir, si vous étiez ou non le dernier être humain survivant après la fin du monde ? (A lire en écoutant Neurosis, Fall Of Efrafa ou Cult Of Luna !)

 

 

« Nuits blanches. Journées sombres. A attendre. Sans espérer. Prostré et mutique. Personne à qui parler. Plus personne. Serait-il le dernier ?
 
Tout est sombre. Le soleil est pâle. Et le ciel de plomb. Ruines, cendres et poussières. Partout. Le dernier arbre est tombé.  Des brasiers brûlent aux sommets des montagnes. Rien ne survit. Il attend. Sans espérer. Mutique et prostré. Serait-il le dernier ? Comment le savoir ?
 
La mort. Partout. Mais il se souvient. D’avant. La vie grouillante. La nature. Les animaux. D’autres humains. La beauté. L’espoir. Et même l’amour. Aujourd’hui ? Rien d’autre que des ruines. Des cendres et de la poussière. Le silence assourdissant. Le froid et la faim. La solitude. Extrême. Serait-il le dernier ? D’une espèce désormais éteinte ?
 
Avant. Personne n’y aurait cru. Mais c’est arrivé. Juste une fraction de seconde. Un grondement sourd. Un éclair éblouissant. Blanc. Comme la mort. Puis, la souffrance. La panique. La mort. Des millions de morts. L’agonie d’un monde. Atroce. Inimaginable. Et voilà. Aujourd’hui, plus un bruit. Plus un son. Juste le silence de la mort. Plus de chaleur. Juste le froid de la mort. La solitude et le vide. Le néant. Le soleil même se meurt. La nuit et l’hiver perpétuel.  Des cendres et de la poussière. Et lui, prostré et mutique. A attendre sans espérer. Serait-il le dernier ? Comment le  savoir ?
 
La solitude. Extrême. La faim et le froid. Et la folie qui s’empare de lui. Et si tout cela n’était jamais arrivé ? Si ce n’était qu’un cauchemar ? Le pire des cauchemars ? Pourtant, il se rappelle. La grande lumière blanche. La panique. L’effroi et l’horreur. Des corps mutilés. Carbonisés. Qui ne semblaient plus humains. Des hurlements de terreur et de douleur. De tous ces agonisants qu’ont dû alors achever. Des suicides en série. En plein cœur d’un monde à l’agonie. Le chaos. L’atrocité. Des humains retournés à la sauvagerie. Et qui finirent par s’entretuer et se dévorer. Pour ne pas mourir. Mais ils sont tous morts depuis. Et lui ? Lui, il voudrait oublier. Et mourir, enfin. Mais est-il seulement le dernier ? Il ne peut pas savoir. Et il devient fou.
 
Alors, il reste prostré et mutique. A attendre sans espérer. Sûr que tout cela n’a jamais eu lieu. Il se revoit dans le monde d’avant. Ce monde plein de beauté et de vie. Tout cela ne s’est pas produit. C’est impossible. Tellement de vie et de bonheur autour de lui. Mais il reste prostré et mutique au milieu des cendres et des ruines. Serait-il le dernier ? Comment le savoir ? »

 

 

 

P’tit Fred

Publié dans : Articles | le 7 septembre, 2011 |Pas de Commentaires »

Alcool

 
Toujours les mêmes tournées dans les bars
Des virées interminables qui m’épuisent
A traîner seul avec mon cafard
Et vouloir le noyer dans la tise
Tous les soirs accoudé au comptoir
A diluer mes envies d’abstinence
Au fond d’un verre de bière, d’un Ricard
J’ s’rais jamais un modèle d’ tempérance
 
Tous les matins de mauvaise humeur
J’ sors de mon lit, direct j’ vais vomir
Les excès d’ la veille ainsi qu’ ma bile
La haine est digeste et ça m’ fait peur
Faudrait que j’ me calme que j’ lève le pied
Mais si par malheur l’ démon d’ l’alcool
S’empare de moi alors c’est baisé
Et après trois litres c’est sûr qu’ j’ décolle
 
Je décolle, je m’envole et j’ déconne
T’as pas idée du nombre de conneries
Que j’ balance quand l’heure d’ l’apéro sonne
Ça en d’viens triste tant ça pue l’ennui
Y a pas plus de joie au fond d’ ce verre
Qu’y a d’ cervelle dans le crâne d’un condé
A force tout ça moi ça m’ désespère
Allez patron, r’met nous une tournée

Publié dans : Chants | le 7 septembre, 2011 |Pas de Commentaires »
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